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" L'avortement entre la religion et la science "

Ces derniers jours, on a entendu quels dégâts a fait l'annonce du pape François sur l'avortement : " En avortant ... comme si payait un tueur à gage, c'est un crime ".

Si les paroles du pape font réagir bruyamment dans le monde, surtout dans les pays qui président la défense des droits des femmes et des hommes, c'est que ce sujet reste sensible et que les personnes se sentent culpabilisées.
Le pape, à la tête des catholiques, doit s'exprimer car les chrétiens, comme les non croyants pensent que l'église s'est un peu ouverte et a allégé son point de vue dans cette situation ou la société. Ce qui est faux!

L'église a toujours  considéré que l'avortement est un crime et il l'affirme encore, la preuve dans les paroles de son chef.
Heureusement que l'église n'est plus la source des lois, car avorter serait puni, comme c'était le cas au Moyen-Âge. Punition grave ou légère, aux yeux des citoyens. La loi n'a pas d’émotions, elle est là pour limiter et demander le respect de la morale. Mais n'est plus de nos jours, elle est refusée par  une partie du peuple, non croyants, chrétiens, juifs ou musulmans.

La loi contemporaine rassemble les citoyens sous le toit d'une même société. On peut respecter la morale en même temps qu'on respecte les choix des autres, croyants ou non .Mais dans les religions, la loi n'est pas stable pour tout temps et tout lieu ! Les lois changent, même dans les religions, comme elles évoluent dans la société orientale ou occidentale =. La loi actuelle est en partie, seulement, celle de la loi chrétienne, juive ou musulmane ! Selon le plus fort, les lois changent et le peuple prend acte. Quelques fois heureux d'avoir réussi à légiférer ce qu'il considère moral pour lui et qui répond à un besoin de la société à un moment de l’histoire.
Le citoyen, par ses élus et la société sont responsables de ces lois. Ce sont eux qui la représente et qui en sont les initiateurs et les demandeurs.

Le premier responsable de l’avortement, c'est l'homme  et c'est lui qui le refuse et le considère immoral ! Les religions évoquent l'immoralité de l’avortement, parce que l’homme, lui-même, la qualifie ainsi.

Pour lutter contre l’avortement, il faut lutter contre les causes. Les relations libres dans une société libre. C'est un choix de l'homme et de la société, elle-même. Si on choisit cette liberté alors, il faut en  assumer les conséquences. La liberté, surtout sexuelle à un prix, c'est la souffrance et l’avortement, en  est une !

Tout le monde se sent coupable, celle qui avorte et ceux qui l'assistent et se sentent mal pour cette intervention interdite moralement.

Il n’y a pas de joie pour ces personnes. Le bonheur c'est au début quand on choisit une relation hors mariage ou libre. Si l'un ne respecte pas les règles du jeu,  l'autre se trouve victime et pour la grossesse et l'avortement, c'est toujours la femme qui subit. C'est pour ça que la société la qualifie d’immorale.
Qu'on soit responsables dans une relation, ou bien il ne faut pas se jeter dans une mer agitée dès le début. La prévention est primordiale mais le sentiment humain, on ne peut pas le prévenir !

La loi a des choses à faire, surtout dans une société où la science est le maître et est capable de montrer du doigt le père avant la mère.
Si on durcit la loi de ce côté, on satisfait la société et sa morale. Que chacun, adulte ou non, cause du mal ou fait une victime soit responsable devant la loi.

Les religions veulent être la source inspiratrice et la base de la société. C'est pour ça qu'elle garde le cap en refusant tout alignement avec la loi contemporaine. Elle n'accepte pas la victime, la future mère et son enfant, même au début de sa création.

Si les lois se transforment selon les désirs des hommes, ce ne sont  plus des lois ! Les criminels aiment bien savoir qu'il ont raison de voler , parce qu'ils ont faim ou voudraient  plus d'argent   ou  tuer parce qu'ils pensent que la victime l'a cherché .

L'avortement est demeuré un tabou pendant longtemps, mais aujourd'hui les responsables ont été obligés d'expliquer ce qui arrive en vrai ce qui rend coupable, de plus en plus les femmes !

La culpabilité ou la responsabilité  doit être présente au moment des relations sexuelles libres pour éviter les conséquences.

L'avortement n'est pas la cause  d'une relation libre, elle l’est aussi parfois dans un couple ou en cas  de viol !

La femme n'a pas à se sentir coupable, quand elle  est obligée de subir par peur. Le vrai coupable est le criminel !

Je crois si la société accompagne les femmes et accepte la situation, en aidant les femmes à subvenir aux besoins de leurs bébés, c'est aussi valable pour les parents, on évitera  la catastrophe d'avorter et que chacun trouve son compte.

Je ne crois pas que l'Islam refuse cet accompagnement d’une femme victime. Pas plus que  les autres religions ou philosophies.

L'avortement est-il, réellement, la solution pour une société exemplaire ?

Est-ce vrai que l'avortement soulage les victimes ou est-ce une drogue qui pousse la société à la haine entre hommes et femmes ?

Le moment d'avorter est un moment dramatique qui laisse une trace.

Eviter d’avorter, c’est gagner la guerre et conserver sa santé physique et mentale.

On peut ne pas le croire mais on n'évite pas de souffrir en avortant !

Abdelkarim Belkassem

11 octobre 2018

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